Les services rendus

Le végétal, qu’il soit sauvage ou cultivé, interagit en permanence avec le sol qu’il recouvre. Ces interactions sont multiples et affectent aussi bien la biodiversité, que la ressource en eau, le paysage et le climat. On parle de couple sol-plante, qui fonde les chaînes du vivant et permet à l’agriculture d’en tirer profit.

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Biodiversité

Des pratiques qui contribuent à diversifier la faune et la flore en hébergeant tout un cortège d’entités vivantes : mycorhizes, champignons, végétaux, insectes, oiseaux, reptiles, amphibiens, petits mammifères.

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Ressources en eau

Mieux comprendre

La diversification des cultures et la présence de couverts végétaux enrichissent la biodiversité végétale et animale : mycorhizes, insectes, oiseaux, reptiles, amphibiens, petits mammifères… qui vont profiter des réseaux racinaires et des parties aériennes, comme support, ressource alimentaire ou habitat.

L’arbre, quant à lui, participe au bien-être animal en apportant de l’ombre et des fourrages aux animaux.

Pour résumer, les paysages diversifiés en végétal, en plus de varier la flore, offrent à la faune sauvage :

  • De nouveaux habitats
  • De nouvelles ressources alimentaires
  • Une alimentation diversifiée et étalée dans le temps
  • Des zones de circulation pour la petite faune
  • Des zones de quiétude pour la reproduction

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Eau

Des pratiques qui régulent et protègent la ressouce en eau en limitant l’évaporation, l’impact des sécheresses, les inondations et les pollutions.

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Ressources en eau

Mieux comprendre

Le peuplement végétal influence les flux d’eau d’un territoire. Qualité, quantité, disponibilité sont indissociables car un sol, bien occupé en surface (mais aussi en profondeur, par un dense tissu racinaire et mycorhizien), jouera son triple rôle d'épurateur de l’eau, réservoir et tampon.

Quantité et disponibilité

La présence de végétation accroît l'activité biologique et la biodiversité dans le sol, ce qui favorise les symbioses racinaires et permet aux plantes de mobiliser et de prélever dans le stock d’eau disponible dans le sol, telle une éponge. Le drainage naturel permis par les racines, favorise l’infiltration de l’eau dans le sol.

Qualité

Les plantes captent les nutriments (nitrates par exemple) et tamponnera les excès d’eau. Dès lors, la quantité d’éléments solubles dans l’eau tend à diminuer, sa qualité augmente et les coûts liés à son traitement diminuent.

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Fertilité

Des pratiques qui améliorent la fertilité du sol en optimisant les cultures, et les différents aménagements parcellaires on facilite la fixation d’azote, fertilisant ainsi le sol.

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Ressources en eau

Mieux comprendre

  • La couverture du sol par le feuillage des légumineuses, fixe l’azote, protège le sol et sert d’engrais.
  • Les résidus de culture, les feuilles et les racines apportent de la matière organique et des minéraux.
  • Les racines des arbres permettent l’assimilation des minéraux de la couche profonde du sol, par la dégradation de la roche mère.

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Social

Des pratiques qui renforcent l’identité du territoire et améliorent le cadre de vie en redonnant du sens au métier d’agriculteur et en mettant en valeur le terroir.

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Ressources en eau

Mieux comprendre

Ville, campagne, agriculture, forêt... Ce cloisonnement n’a pas lieu d’être dès qu’on visite l’étendue et la diversité des pratiques agro-écologiques en France et à travers le monde. C’est pourquoi dans un cadre de transition agro-écologique qui emboîte les enjeux d’alimentation durable et de fertilité des sols, de trames vertes et bleues et de dynamique des territoires, un transfert important des pratiques et des connaissances est nécessaire pour retrouver en tout lieu et quel que soit le cadre d’action (Etat, collectivités, entreprises, associations, bassins versants, fermes, jardins), le bon sens, l’ingéniosité et la polyvalence qui restent un extraordinaire point fort du monde paysan.

Le bon usage des arbres et une gestion concertée des espaces créent une dynamique positive pour trouver l’équilibre entre écologie et économie en maximisant la production de biomasse et de biodiversité qui contribuent à la transition énergétique. Les pratiques agro-écologiques permettent aussi à l’agriculteur d’optimiser son temps de travail et de redonner du sens à son métier.

Avec l’arbre (protecteur et productif), bien intégré aux circuits de valorisation, les habitants bénéficient de systèmes agraires qui améliorent le cadre de vie, pour une alimentation saine et de qualité, produite dans des paysages attractifs, où ressources et biodiversité sont garanties dans la durée.

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Climat

Des pratiques qui contribuent à la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone par l’accroissement de la couverture végétale, en limitant le destockage du carbone par le non travail du sol et en réduisant l’utilisation du tracteur et donc de carburant.

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Ressources en eau

Mieux comprendre

L’agriculture, à la fois source et puits de carbone, est souvent pointée du doigt comme principale émettrice de gaz à effet de serre. Cependant, selon la conduite de l’agroécosystème, elle se révèle être une solution contribuant à la lutte contre le changement climatique grâce notamment au stockage du carbone dans les sols sans oublier les débouchés locaux de produits agricoles plus nombreux et diversifiés (polyculture).

Si toutes les terres arables du bassin Adour-Garonne stockaient la quantité moyenne de carbone piégée annuellement par les fermes Agr’eau, 3 956 040 teqCO2/an seraient stockées, soit les émissions annuelles moyennes de 527 000 habitants.

Si ces terres stockaient autant de carbone que les 20 fermes les plus avancées dans la démarche « produire et protéger » d’Agr’eau, l’agriculture du Sud-Ouest permettraient le stockage des émissions annuelles moyennes de plus d’ 1 million d’habitants.